IA en entreprise : la démarche collective du Groupe Ridoret

L’intelligence artificielle s’est imposée en très peu de temps comme un sujet
incontournable dans le monde professionnel. Outils de rédaction, d’analyse,
d’automatisation. Les usages se multiplient, parfois plus vite que la capacité des
entreprises à en définir un cadre clair et utile. Au sein du Groupe Ridoret, le choix a été fait
de ne pas subir cette évolution, mais de la structurer.


C’est dans ce contexte qu’est né un groupe de travail dédié à l’intelligence artificielle, piloté
par Xavier Pringalle, directeur du service informatique. Comme il l’explique. « On présente
souvent l’IA comme une solution capable de tout faire. Pourtant, c’est à nous de définir
clairement les usages que nous voulons en avoir et la manière de les mettre en œuvre, en
cohérence avec nos valeurs. »

Une approche fondée sur la curiosité et l’intérêt des collaborateurs

Plutôt que de lancer un projet pour répondre à un besoin précis, le groupe a fait le choix
d’une approche différente : partir de la curiosité et de l’intérêt des collaborateurs pour
explorer les opportunités que présente l’IA pour le groupe. L’idée initiale était de constituer
un groupe de travail de 6 à 8 personnes. Finalement, une quinzaine de volontaires se sont
manifestés, avec des profils très variés : communication, achats, informatique, technique.
Autant de points de vue dont la diversité s’est rapidement révélée être une véritable richesse
pour explorer les usages possibles de l’IA dans les métiers du groupe.

Des axes de travail pour apporter des réponses transversales

Au sein du groupe de travail, l’IA est considéré comme un outil au service des métiers, pas
comme une finalité. Les participants travaillent sur différents axes, afin de devenir une
ressource pour l’ensemble des salariés. Pour ce faire, ils questionnent les usages,
expérimentent les outils disponibles, identifient les cas d’usage qui s’appliquent à l’activité du
groupe et définissent des méthodes de travail.


Parmi les expérimentations déjà en cours :


● Un chatbot IA interne, installé localement
● Un répondeur IA
● Une analyse automatisée des demandes de devis, initialement explorée via l’IA avant
d’évoluer vers un algorithme plus classique
● Une assistance au développement logiciel pour accompagner les développeurs dans
leur travail quotidien
● L’analyse de documents de marchés, avec des tests progressifs et des ajustements
selon les résultats


Ces expérimentations permettent de mieux comprendre à la fois le potentiel et les limites de
ces technologies. Elles montrent également que l’IA s’inscrit dans une démarche évolutive.

L’IA vue depuis le terrain

Pour certains métiers, l’impact de l’IA est déjà très concret. C’est le cas de Clément
Chevallier, Traffic Manager, pour qui il y a une condition indispensable : le pilotage humain.
« L’IA doit être pilotée, guidée avec précision. Il faut savoir bien la prompter, relire
systématiquement ses productions et conserver un regard expert. » Sans contrôle humain, le
contenu peut rapidement devenir approximatif ou incohérent. L’IA est un accélérateur,
jamais une vérité absolue.

Un levier de montée en compétence qui doit être accompagné

Au-delà de la productivité, l’IA joue également un rôle important dans l’apprentissage.
Clément explique avoir pu développer des scripts complexes en JavaScript, sans formation
initiale en développement, grâce à l’IA. Un apprentissage progressif, accompagné, qui lui
permet aujourd’hui de mieux comprendre le code et d’automatiser certaines tâches. « L’IA
devient un véritable outil pédagogique. Mais je cherche toujours à comprendre ce qu’elle
produit. »


L’accompagnement des collaborateurs est un sujet central, actuellement en cours de
réflexion. Parmi les pistes envisagées, des temps d’échange informels, la mise en place de
« référents IA » au sein des services et la mise à disposition de documentation sur les outils
disponibles. Des formations plus larges pourront également être proposées, à condition
qu’elles soient directement utiles et ancrées dans les usages métiers.

Une démarche évolutive, alignée avec les valeurs du groupe

Cette initiative du Groupe Ridoret s’inscrit dans une vision long terme. Tester, apprendre,
ajuster, tout en restant lucide. L’IA progresse rapidement, mais son intégration doit rester
maîtrisée, responsable et cohérente avec les réalités du terrain. « Le facteur humain reste
primordial. L’IA ne possède ni la capacité d’analyse fine ni la réflexion stratégique d’un
humain expérimenté. », rappelle Clément Chevallier.


Au sein du Groupe Ridoret, l’intelligence artificielle n’est ni un effet de mode ni une
révolution subie. C’est un outil au service des collaborateurs, exploré collectivement, avec
méthode et esprit critique.